Pratique du jour (à répéter encore… et encore… et encore…) :

Ouvrir chaque jour les yeux pour la première fois.

Et tout ce qui semblait être si bien connu, trop bien connu a soudain la saveur divine de l’inédit perpétuellement à explorer.

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Renouveler chaque jour notre oui – un oui confiant et entier – à nous incarner toujours pour la première fois ; nous fondre dans notre propre corps, sacré comme un palais que nous n’aurions encore jamais visité.
Et en pénétrer chaque espace avec l’infinie curiosité d’y habiter dans la plus pure félicité.

Respirer de tout son être comme si chaque souffle était toujours le premier et accueillir chacun d’eux avec toute la gratitude d’être ainsi incessamment béni avec générosité par cette grâce inespérée et inouïe qui nous est faite.

Car c’est bien ce qu’il en est en fait.

Il y a tout de même franchement de quoi s’en émerveiller !

Regarder, écouter, toucher, sentir, goûter tout ce que nous croyons connaître avec les sens vierges d’un « tous-les-jours-nouveau-né » comme si tout était toujours à rencontrer.

Se laisser même soi aussi être éternellement premièrement rencontré.

Oui, oublier chaque nuit tout ce que l’on croit savoir, connaître et posséder pour se surprendre chaque matin à ouvrir les yeux avec un esprit, un corps et un cœur toujours neufs et prêts à naître chaque jour pour la toute première fois.

Et chaque jour s’étonner d’être en vie plutôt que considérer celle-ci comme un dû ordinaire.
Parce que… « être en vie » est tout sauf « normal »…

Espérant les plus grands miracles qui nous permettraient de nous sentir plus vivants, réalisons plutôt l’immensité du seul miracle qui mérite toute notre attention et tout notre amour : vivants, nous le sommes déjà.
Il serait temps alors de l’être vraiment plutôt qu’attendre absurdement de l’être.